Après 3 jours d'expulsions sur la zad de Nddl

Communiqué - zad - Après 3 jours d'expulsions

Seront-ils prêt à tuer parce qu'ils ne veulent pas de collectif ?

Mercredi 11 avril, 6 lieux de vie et habitats supplémentaires de la  zad ont été détruits : Sécherie, Acatrelle, Isolette, Boîte noire, Entredeux, Gaieté... Ils continuent d'essayer d'éradiquer nos vies, notre histoire, une autre façon d'expérimenter.

Des centaines de soutiens étaient présents pour un pique-nique de protestation ce mercredi 11 avril. A 14h un déferlement de gaz lacrymogènes  et de grenades, perçant les chairs,s'est abattu sur une foule festive etmultigénérationnelle qui dansait avec une batucada sur un champ à côté des Fosses Noires.

Cette attaque ainsi que celles extrêmement brutales qui ont suivi immédiatement  autour de la maison de la Grée et au carrefour de la Saulce ont provoqué de très nombreuses blessures.
L'équipe médic fait état de plus de 80 blessése, le bilan de 17h45  (non exhaustif et sous-évalué du fait des difficultés de circulation sur la zone empêchant d'atteindre tous les blessés) fait état de 15 blessures au Flashball, dont une grave au visage; 16 blessures suite à des tirs tendus de grenades lacrymogènes à la tête. Il y a aussi eu 22 blessures liées à des explosions de
grenades : une quinzaine liées à des éclats, y compris à la gorge, et avec des séquelles suspectées au niveau des tendons et des nerfs. Par ailleurs, des troubles auditifs liées aux explosions de grenade F4 tirées à l’aveugle sur les gent.te.s ont été constatées, ainsi que pluse de 12 blessures diverses à la tête, certaines touchant l’oeil.
Une personne gravement blessée a dû être évacuée par desaides-soignant.e.s dont le véhicule a été bloqué pendant plus de 30 minutes, avant d’avoir accès au SAMU, sans que les soignant.e.s soient autorisé.e.s à revenir vers le QG medic.
Trois journalistes ont été blessés après avoir été délibérement visés. La préfecture a aussi fait le choix de couper l'électricité dans les maisons en dur  encore laissées debout, autour des habitats attaqués.
Une femme enceinte et deux enfants en bas âge sont ce soir privés d'électricité.

Au soir du 11 avril, une question est sur toute les lèvres, dans les lieux encore debout dans le bocage, dans les foyers des centaines de milliers de personnes dans ce pays pour qui la zad représente toujours un espoir : jusqu'où le gouvernement Macron ira-t-il ?
Cet après-midi dans la foule prise en étau entre des rangs de policiers, il était clair pour tous que l'Etat serait désormais prêt à tuer pour finir son opération.
Ces chairs blessées, ces morts possibles dans l'acharnement policie sont désormais le prix que l'Etat macronien est prêt à payer pour  ne laisser aucune  place à un espace d'expérimentation collective, pour enrayer la solidarité.

Nous continuons à exiger la fin des expulsions et des violences policières. Nous n'avons d'autres choix que de continuer à défendre nos vies ici et nos maisons sur le terrain.
Il est incompréhensible de prétendre vouloir, comme l'a fait aujourd'hui encore la préfète Nicole Klein,  un retour au dialogue tout en menant une telle opération d'éradication.
La zad est meurtrie mais la zad est encore debout.


Nous appelons toutes celles et ceux qui le peuvent à nous rejoindre dès aujourd'hui  et en masse dimanche 15 avril.

Ce matin du 12 avril à 9h  dans le Tribunal de Nantes la préfète devra s'expliquer devant la justice quant aux expulsions illégales, notamment celle des 100 Noms.

Nous rappelons les rendez vous de samedi 14, pour la manifestation à Nantes contre les expulsions de la zad (rendez-vous16h30 place du cirque) et dimanche 15 pour une grande convergence sur la zad pour répondre sur le terrain à l'opération d'expulsion.

Pour s'informer des évènements au fil de la journée

Lire aussi : Stoppez tout avant qu'il ne soit trop tard

Pris en étau lors d'un pique-nique pacifiste

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Date de dernière mise à jour : 12/04/2018