Chantier collectif sur la D281 dite "route des chicanes"

Communiqué du mouvement contre l'aéroport

Suite à l’abandon du projet d’aéroport le 17 janvier, nous avons enlevé des chicanes sur la route D281, déplacé et démonté des constructions pour en faciliter la circulation. Son aménagement futur doit répondre aux besoins de tous les usager-e-s, qu’illes soient à pied, en vélo, en tracteur, en voiture ou à quatre pattes.

Pour la sécurité de tou.te.s, la vitesse de circulation doit être ralentie, comme dans les autres endroits où ces usages cohabitent : limitation globale à 50 km/h et sections avec des ralentisseurs à 30km/h. Des passages spécifiques doivent être mis en place pour les amphibiens et autres petits animaux, comme l’ont souligné les naturalistes en luttes. La préfète a elle même déclaré « On doit pouvoir y rouler tranquillement, à 30 km/h »

Le mouvement contre l’aéroport sera attentif à ce que les engagements de la préfecture soient tenus et fera en sorte que cette route ne devienne pas dangereuse.

 

Journée de chantier sur la D281

La coordination des opposants à l'aéroport avait lancé une invitation à "enlever les chicanes, reboucher les trous" de la D281, dite "route des chicanes", pour la journée du lundi 22 janvier 2017, afin de la rendre plus accessible, quelques jours après l'annonce de l'abandon du projet d'aéroport :

Nous voilà maintenant dans une nouvelle phase, pleine de possibilités d’avancer ensemble, notamment sur des questions d’usage commun, comme celle de la D281. 

Fermée par les autorités dans le cadre du projet d’aéroport en 2013, cette route a été réouverte par le mouvement dans la foulée.* voir reportage  ci-dessous.  Elle a été pour de nombreuses personnes un lieu de rencontres, de lutte, de vie et de créativité.

Aujourd’hui, l’ensemble du mouvement fait le choix de la rendre plus ouverte et accessible à nos voisin-es et aux riverains des bourgs alentour.

Pour que tou-te-s puissent y circuler tranquillement, il y a aura immédiatement des ralentisseurs provisoires, puis par la suite des ralentisseurs pérennes, et des voies de passage seront créées pour nos ami-e-s tritons, salamandres et autres habitant-e-s du bocage. 

Nous étions environ 400 personnes, dont beaucoup équipés de gants, pelles, pioches, rateaux.... Les tracteurs des agriculteurs du Copain 44 ont permis de transporter des pierres pour combler les trous, déplacer des tas de terre, déblayer et emporter les restes des chicanes (pneus...).

Il avait été décidé de laisser tel quel un lieu symbolique de la lutte sur cette route, le Lama Fâché, des négociations ont eu lieu pour certains autres lieux, les travaux se poursuivront dans la semaine et des ralentisseurs seront installés afin de sécuriser la route.

 
Il avait été convenu de ne pas prendre de photos ni vidéos durant cette journée, afin d'être entre nous pour ce chantier, j'ai respecté cette demande (les photos ci-dessous ont été prises en 2013).

* Reportage juin 2013

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La D 281 - barrée de gros blocs de béton par les autorités le jeudi 20 juin 2013 - avait été ré-ouverte durant la soirée du samedi 22 juin par les opposants à l'aéroport, voici leur communiqué :

 

 

 

 

 

Samedi 22 juin au soir, la D281 - route qui va de La Paquelais à Fay de Bretagne et qui avait été fermée par les autorités deux jours avant - a été ré-ouverte par des opposant-e-s au projet d'aéroport afin que cette route reste circulante, notamment pour que les agriculteurs puissent accèder à leurs parcelles.
 

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"Ils ont fait cela samedi soir avec de gros engins, des blocs de 7 tonnes ne se déplacent pas comme ça, m'explique Ludo qui me guidait le long de la route.

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Des occupants de la zad, des paysans, des habitants, tous concernés par la libre circulation de cette départementale, ont participé à cette opération "Obélix".

 

 

 

 

photo-montage de Camille P.

 

La circulation est maintenant rétablie, on y roule en douceur, des chicanes y ayant été installées. 

"La route avait été nettoyée et les chicanes arrangées, redécorées."

En effet, tout a été "allégé", on y voit même quelques plantations ici et là au bord de la route.15.jpg

 

 

Par endroits les chicanes sont plus resserées mais la route est praticable et on arrive ainsi au deuxième barrage dégagé. Il reste sur le bord deux ou trois blocs de béton, témoins "revisités" par quelques pinceaux imaginatifs. Des traces creusées par les dents des pelleteuses lors du blocage par les autorités les précèdent.

Ce jour-là, on a croisé quelques voitures, un joggeur et ça et là des petits groupes d'habitant-e-s circulant à pied, à vélo...

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Commentaires (1)

WOLFF
  • 1. WOLFF | 01/07/2013
Ca fait plaisir !.... On est content de voir l'image d'Obélix, irréductible gaulois, invoquée contre les séquelles de l'opération "César", de triste mémoire (et de piètre imagination quant à la dénomination!...)
Quand j'ai appris la nouvelle du blocage de la route, je me suis dit: "Mais quand même, les agriculteurs ont souvent des tractopelles.... Ces blocs, ils ne sont pas si démentiels que ça..."
Et quand j'ai appris, 2 jours après, que la route avait été dégagée, ça a été un grand soulagement, une très grande joie et un retour complet de la confiance dans ces paysans résistants et leurs alliés zadistes.
Et puis, c'est vrai que quand on regarde bien ces "rochers", on se dit que c'est quand même plus facile à déplacer qu'un....menhir !....
C'est pas du breton, mais j'ai envie de conclure en disant: "Décidément..... no pasaran !...."
Un membre du collectif Ile de France de soutien à la ZAD.

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Date de dernière mise à jour : 13/02/2018