Tondeuses naturelles : des moutons pour les espaces verts

moutons guérandeRêvons un peu : et si on laissait un peu nos bruyantes et malodorantes tondeuses au garage pour les remplacer par... des moutons ou des chèvres ?

Je vous l'accorde, ce n'est pas toujours possible... moi-même, habitant un lotissement en centre ville, je ne me vois pas installer une malheureuse brebis solitaire dans mon petit jardin, elle s'ennuierait vite et n'aurait pas grand chose à se mettre sous la dent !

 

Il y a cependant des compromis possibles. Un contre-exemple m'est donné aujourd'hui - et régulièrement - par la société paysagiste qui entretient le lotissement. C'est à croire parfois qu'ils le font, non pas quand c'est nécessaire mais quand ils ont un "trou" dans leur emploi du temps : c'est le plein été, l'herbe est sèche, tout au plus quelques malheureux pissenlits tiennent le coup et permettent aux insectes de butiner un peu... malgré ces conditions ils ont décidé qu'il fallait passer tondre (ou plutôt raser la terre...) Le compromis pourrait être de diminuer les passages, en vérifiant tout simplement s'il est nécessaire ou pas de tondre puisque la règle du "tout propre" est encore celle du "rien ne doit dépasser".

Je ne tonds l'herbe de mon jardin que lorsque vraiment c'est nécessaire et que j'ai envie de donner une allure plus civilisée à mon jardin naturel, d'année en année j'ai préféré occuper l'espace par des bandes potagères et des allées. D'ailleurs on nous le préconise depuis quelques temps : laisser un endroit un peu sauvage dans un coin du jardin c'est excellent pour la biodiversité et c'est le plaisir d'y voir voleter papillons et autres jolis insectes pollinisateurs. Il y a toujours moyen de laisser ainsi des coins de prairie naturelle en passant la tondeuse autour, en choisissant de faire des allées tondues plutôt qu'une pelouse genre golf etc... mais revenons à nos moutons... communaux.

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"Dans le cadre de la gestion différenciée des espaces verts, la communauté de commune a opté en 2010 pour une solution alternative : l'éco-pâturage. En effet, pour préserver la biodiversité notamment sur la station d'épuration de la Madeleine à Guérande, la communauté d'agglomération a choisi de suivre l'exemple des communes du Pouliguen et de Guérande : en partenariat avec un éleveur d'Assérac, six moutons entretiennent depuis les espaces verts. Si l'expérience montre ses bienfaits, elle pourrait s'étendre à d'autres espaces communautaires."

Heureuse initiative qui, je l'ai appris un peu plus tard, venait au départ du LEP O.Guichard qui avait innové avec quelques animaux brouteurs chargés de l'entretien des espaces de verdure autour des bâtiments (brebis des landes de Bretagne, âne, chèvres). Espérons donc que cette expérience s'étende davantage et pourquoi pas un jour... dans nos jardins ? 

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Date de dernière mise à jour : 28/03/2016