Contre la bétonisation du Carnet

Inquiétudes au Carnet

Le Grand Port Maritime Nantes / Saint-Nazaire annonçait à la suite de l’expulsion de la ZAD qu’il mettait en pause ses travaux. Belle opération de comm’ visant à démobiliser et à faire croire à la population locale que le projet tombait à l’eau et qu’il n’y avait plus d’urgence.Des nouvelles récentes montrent que le projet industriel du Carnet n’est toujours pas abandonné :

Le GPM a dépensé cette année pas moins de 30 000 euros pour verdir sa communication sur le site du Carnet

Le GPM a contacté au moins un éleveur pour savoir s’il était intéressé de faire pâturer ses chèvres et moutons sur les 110ha du projet. De quoi raser toute végétation sous un beau vernis écolo, vive l’éco-destruction !

Le GPM a passé un appel d’offres pour réaliser des relevés naturalistes, comme suggéré par le conseil scientifique qui pointait du doigt ce manquement. Ces relevés devraient commencer à l’automne sur le site du Carnet. Ils ne sont en réalité pas nécessaires au Grand Port pour aménager l’île du Carnet puisque le GPM conserve toutes les autorisations et dérogations pour mener à bien son projet industriel (arrêté préfectoral de 2017 qui a sonné l’arrêt de la vie sauvage au Carnet).

La zone concernée par le projet industriel se voit défigurer régulièrement depuis un mois : débroussaillage au broyeur pour créer une bonne dizaine de km de chemins à travers les roselières, les boisements, les prairies et les buissons.

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Carnage au Carnet

Expulsion de la Zad du Carnet

La Zad du Carnet a été expulsée le 23mars 2021.

Cette ZAD avait été montée fin août afin de défendre 110ha de zones humides dans l’estuaire de la Loire, abritant de nombreuses espèces protégées, aujourd’hui menacés par la bétonisation pour l’agrandissement du Grand port maritime Nantes-Saint-Nazaire.

Capture 20

 

Capture 19

Source des images de l'expulsion sur ce lien

Ce projet est symbolique de la résistance contre la bétonisation à outrance via les sites industriels clés en main lancés par le gouvernement partout sur le territoire...

World clean day - Reportage du 20/09/2020

Dimanche 20 septembre 2020, à l'appel du Collectif Stop Carnet, un ramassage des déchets était organisé, dans le cadre de la journée World Clean Up Day, sur le site du Carnet, en bord de Loire. Le ramassage a eu lieu dans la partie de la zone qui a été saccagée par des bulldozers venus arracher le baccharis, sur plusieurs centaines de mètres : les gros engins n'ont pas fait dans le détail et ont détruit une partie de la roselière et défoncé des berges...

Un groupe de personnes sensibles à l'environnement ont effectué un nettoyage dans les roselières, près des berges où de nombreux déchets plastiques ont été déposés au fil des années par la Loire. Plusieurs sacs poubelles ont pu être remplis !

Ramassage dechets au Carnet

 Au retour j'ai parcouru la zone ensauvagée le long des berges et j'y ai vu des plantes qu'on ne croise plus autant comme la saponaire, l'asperge sauvage ; j'ai entendu un véritable concert de rainettes, j'ai vu voler des libellules de toutes tailles, entendu des oiseaux.... comment imaginer que tout cela serait un jour bétonné pour laisser la place aux industries ? Il y a assez de friches industrielles et d'ici quelques années encore davantage...

 

 

Répression du militantisme écologique

Le dimanche 20 septembre, à l'appel du collectif Stop Carnet, nous avions été invités à ramasser des déchets en bord de Loire. Je me suis garée sur la bande herbeuse du côté, une centaine de mètres avant la barricade. Quand je me suis garée j'ai remarqué qu'il y avait une voiture de gendarmerie, ils étaient en train de discuter avec quelques personnes de la zad. J'ai pris le temps de changer de chaussure tranquillement sans me douter un instant que le stationnement sur cette bande herbeuse très large était un "délit de stationnement"  sachant qu' il y a très largement de la place et ce n'est aucunement dangereux pour qui que ce soit ! Tout cela dans le but évident de décourager qui que ce soit de venir sur ce lieu !
L'histoire ne s'est pas arrêtée là : j'ai aussi été convoquée à la gendarmerie de mon domicile pour montrer mon permis de conduire suite à une demande de l'officier du ministère, ceci alors que j'ai payé cette contravention, même si je l'ai trouvée injuste, afin de pas être inquiétée...
Pas facile à l'heure actuelle de militer pacifiquement contre la destruction de la nature, les moyens de pression sont relativement efficaces car par la suite on réfléchit à deux fois avant de se rendre sur une zone à défendre, c'est le but recherché.
Le reportage ci-dessus, fait ce dimanche 20 septembre 2020 m'aura coûté 135€ et 3 points de permis et des pressions.

"En 50 ans de militantisme je n'ai jamais vu pareille répression"

Témoignage d'une militante présente durant le week-end des 5 et 6 juin 2021 au Carnet :

"La manifestation du dimanche 6 juin, contre la bétonisation du Carnet, précédée d'un pique-nique sous surveillance policière la veille, a été surveillée de très près. Un de nos militants de plus de 65 ans a été arrêté manumilitari alors qu'il était passager d'une voiture et que nous quittions les lieux. Nous avons ensuite été nassés avant de pouvoir repartir non sans discussion. Un escadron de gendarmes mobiles et des fourgons de la gendarmerie nationale pour "encadrer" une centaine de personnes dont des enfants.

Je n'ai jamais vécu cela en 50 ans de militantisme. On s'attend à des convocations et à des amendes.

Un tel déploiement de force pendant 2 jours je ne l'ai jamais vu. J'ai été contrôlée 4 fois. Et je ne parle pas des photos, du filmage et des paroles injurieuses ce soir. Un gendarme voulait me faire souffler dans le ballon et tester au cannabis. Finalement il ne l'a pas fait sur un geste négatif d'un de ses supérieurs. Si ce n'était pas aussi grave pour la liberté on pourrait rire de ce déploiement hors mesure. L'impression d'être au milieu d'un mauvais film, la volonté de faire peur un maximum par tous les moyens et d'empêcher la solidarité. Mais la lutte continue."

Date de dernière mise à jour : 18/09/2021

Commentaires

  • Emmanuel Macron
    • 1. Emmanuel Macron Le 01/09/2020
    Bravo pour votre article.

    Il existe de nombreux sites industriels en friche, déjà bétonnés et à l'abandon. Pourquoi détruire toujours plus la nature et d'espèces vivantes protégées ?
    "Dis Grand-mère, c'était quoi un oiseau ?"

    La gorette Johanna Rolland (Maire de Nantes), le porcinet David Samzun (Maire de Saint-Nazaire) et le pantin Emmanuel Macron, prenez garde ! Le peuple est maintenant écolo et très énervé.
    Qu'ils n'oublient aveuglément leurs fiascos retentissants d'aéroport à Notre Dame des Landes et de centrale nucléaire au Carnet.
    Bis repetita
  • Legris Françoise et Yvon
    • 2. Legris Françoise et Yvon Le 06/12/2019
    Pourrez-vous nous informer sur la date d'un prochain rassemblement. Merci
    Cordialement
    FL
    • presquilegazettenet
      • presquilegazettenetLe 06/12/2019
      Bonjour, Pour vous tenir informé il y a en bas de l'article les liens nécessaires pour cela soit celui vers le blog du Collectif qui lance les appels soit vers sa page facebook.
  • Septier
    • 3. Septier Le 03/12/2019
    Nous avons réussi dans le passé à chasser cet absurde projet que fût la construction d 'une centrale nucléaire sur le site du Carnet.J'ai toujours eu de la affection pour cette terre. Ne les laissons pas réaliser leur funestes constructions.