2000 km à vélo pour faire connaître la maladie de Lyme

Green Lyme Tour : 2000 km à vélo pour faire connaître la maladie de Lyme

3 jeunes quimpérois ont entrepris de parcourir la France, la Suisse, le Liechtenstein, l’Autriche et l’Allemagne à vélo pour  sensibiliser la population à la maladie de Lyme ainsi qu’à la protection de l’environnement sous les bannières associatives de “Lyme Sans Frontières”, « France Nature Environnement », « Bretagne vivante » et « Rivières Sauvage », (associations agissant pour la protection de l’environnement).
Ils vont quitter Quimper le 4 juillet 2020 pour arriver le 26 juillet à Munich. Bretagne Vivante a choisi de les soutenir car en mettant en avant le lien qu’il y a entre la progression de la maladie et l’érosion de la biodiversité, nous pensons qu’ils contribuent à la prise de conscience nécessaire pour amorcer les changements de comportement.  


En résumé, une synthèse des raisons qui poussent l’association à les aider : 
La maladie de Lyme, causée par une bactérie (Borrelia burgdorferi) et transmise lors d’une morsure de tique infectée, est en expansion.Il s’agit aujourd'hui d'un problème de santé publique majeur. Ces dernières années, plusieurs études ont démontré que la perte de biodiversité est un facteur aggravant. En forêt, les larves de tique sont, en principe, dépourvues de toute infection ; elles s’accrochent aux premiers animaux venus de petite taille, généralement des petits mammifères : campagnols et autres rongeurs. C’est à ce moment-là que les tiques s’infectent de Borrélies. Les deux hôtes suivants (pour la nymphe ou la tique adulte) peuvent être l’homme ou un grand mammifère.
Les études  ont montré qu’au niveau du 1er hôte (le rongeur), les meilleurs alliés pour lutter contre la maladie de Lyme sont les Renards et les Fouines car ces derniers limitent la prolifération de ces petits mammifères. Cette corrélation a été démontrée aux Pays-Bas (Hofmeester et al., 2017) : plus le nombre de Renards et de Fouines était important, plus le nombre de tiques infectées était faible ! Les explications sont les suivantes : lorsque les prédateurs sont abondants, les rongeurs sortent moins et les tiques s’accrochent plus souvent à des hôtes non infectés comme les oiseaux. Les rongeurs qui sortent sont dévorés, ce qui fait diminuer d’autant plus la population de larves de tiques infectées. Renards et fouines  peuvent donc nous aider à lutter contre la maladie de Lyme. Malgré cela, ces deux mammifères sont encore aujourd’hui classés comme nuisibles*.
C’est lors d’une promenade en forêt que les risques d’une morsure de tique est le plus important. La forêt Française aurait doublé de surface depuis un siècle. Or, toutes ces surfaces supplémentaires sont majoritairement des monocultures de résineux pour alimenter la filière bois, dans lesquelles la biodiversité est proche de zéro par rapport à une forêt « naturelle ». Cette monoculture contribue également à l’expansion de la maladie de Lyme, car ces forêts artificielles n’abritent plus certains prédateurs des tiques (Lézards, carabes etc.). Enfin, la prolifération actuelle des sangliers et des chevreuils augmente également le nombre d’hôtes potentiels pour les tiques. C’est sur ces grands mammifères que la tique adulte pond ses œufs.


Notre santé à tous dépend de la bonne santé des forêts : des forêts vivantes, pas des monocultures de résineux pour la recherche de profit à court terme; il est temps de reconsidérer le Renard roux, encore accusé de tous les maux malgré son rôle essentiel dans son écosystème.

*Aujourd’hui les textes ne parlent plus de nuisibles mais d’espèces susceptibles de causer des dégâts 


 Pour les aider financièrement en tant que citoyen, voici le lien de leur cagnotte         

Lyme tour                                               
 

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