Une «mini centrale nucléaire» de type SMR à Cordemais ?

Communiqué de Natur-Action

Natur-Action réagit aux propos de Christelle MORANCAIS, Présidente de la région, concernant son «envie» de voir une «mini centrale nucléaire» de type SMR (small modular reactors) en lieu et place de la centrale de Cordemais. Une telle prise de position est irresponsables à l’heure du changement climatique ! Un tel projet mettrait en péril les générations actuelles et futures, avec des risques écologiques et technologiques indéniables (guerres, attentats...).

NON le nucléaire n’est pas «propre» ! Pour faire tourner une centrale il faut de l’uranium, ce qui sera (et est déjà) à l’origine de guerres dans un futur plus ou moins proche. Les déchets nucléaires sont un grave problème pour l’humanité.

Le nucléaire est dangereux, les risques d’accident sont réels, y compris dans un pays qui se croit en sécurité, donneur de leçons aux autres. A l’heure où de nombreux pays ont décidé d’abandonner le nucléaire, prévoient de l’abandonner, ou n’y ont jamais eu recours (Allemagne, Belgique, Italie, Suisse, Espagne, Suède, Autriche, Australie, Québec...), et alors que ce type d’énergie a été imposé aux français depuis 50 ans, il est impensable d’en remettre une couche.

Pour produire un KW d’électricité nucléaire, il faut 110 litres d’eau(pour faire tourner les turbines et refroidir le réacteur). C’est pourquoi les centrales sont construites le long des fleuves principalement. Or les étés secs et caniculaires sont de plus en plus fréquents et la rareté des ressources commence à se faire sentir. Elle sera encore plus préoccupante en France dans les décennies à venir.

La France manque et va manquer d’eau ! Là aussi ce sera source de tensions et de révoltes à l’avenir. Cet été, plusieurs réacteurs ont été mis à l’arrêt faute d’un approvisionnement suffisant en eau pour les faire tourner et les refroidir ! A l’inverse, le changement climatique va provoquer une montée des eaux, et les risques de submersion des bords de Loire sont déjà prévus par les scientifiques d’ici 20 à 30 ans. Avant même de commencer à produire (d’ici 15 ans au minimum, la technologie prévue n’existant pas encore), Cordemais sera sous les eaux

Aujourd’hui le lobby pro-nucléaire revient en force, à coups de pseudo sondages d’opinion, de promotion des véhicules tout électriques et via la surenchère des candidats à la Présidentielle en la matière. L’une propose 3 nouvelles centrales, un autre 6, un troisième en veut 9.

Ces gens prennent devant les générations futures, un pari risqué et dangereux. En parlant de «mini» centrales, ils espèrent faire passer la pilule. En parlant d’énergie propre, ils mentent aux citoyens. Une centrale nucléaire, quelle que soit sa taille, reste une infrastructure dangereuse et coûteuse.

Les milliards dépensés dans l’EPR de Flamanville en attestent (déjà 19 milliards d’€dépensés au lieu de 3, et 12 ans de retard minimum).Ces sommes auraient permis à la France de faire un bond considérable dans la production d’énergies renouvelables. Certes, on peut discuter de la pertinence de certaines énergies renouvelables, mais on doit à moyen terme (15-20 ans), sortir du nucléaire.

Nos parents ont combattu les projets de centrale à Le Pellerin, Le Carnet, Plogoff... Natur-Action sera à la tête des futures luttes contre tout projet de centrale nucléaireen Bretagne, dans l’Ouest et en France en général. C’est dans notre ADN !

Natur-Action

Loire - Cordemais