Un toit ça devrait être un droit mais....

Réquisition populaire à St Nazaire - Collectif Urgence sociale

Le Collectif Urgence sociale – Plus jamais sans Toi(t), a annoncé la réquisition de deux maisons abandonnées appartenant à la Ville et à la CARENE, situées aux 107 et 109 boulevard Jean de Neyman à Saint-Nazaire (44600) :

À notre connaissance, aucun projet immobilier n’y est prévu, ni aucune communication n’a été installée sur place pour attester de futurs projets.

Nous occupons ces deux maisons depuis le 9 février 2021, que nous avons baptisé « Les Maisons d’hébergement solidaire ». En effet, face à l’incapacité du 115 et à l’inaction des pouvoirs publics locaux, nous répondons aux besoins urgents et immédiats d’hébergements et de mises à l’abri de nombreuses personnes sans domicile et vivant « à la rue », n’ayant reçu à ce jour aucunes solutions ni propositions d’hébergements.

Nous savons d’ores et déjà que la réquisition de ces seules maisons ne sauraient répondre à la précarité grandissante sur notre ville et à ses alentours, dans un contexte de crises sanitaire et économique qui touchent de plus en plus de personnes partout en France.

Cet acte de solidarité s’inscrit dans un combat plus large contre toutes les formes de précarité et pour le droit au logement pour toutes et tous !

Nous appelons collectivement l’ensemble des nazairiennes et des nazairiens à nous rejoindre sur place pour manifester votre soutien et votre solidarité aux deux Maisons d’hébergement solidaire. Rejoignez-nous !

Vous pouvez également soutenir l’action du collectif Urgence sociale – Plus jamais sans Toi(t) en signant la pétition détaillant leurs revendications par ici : https://cutt.ly/SlnIJCc

Rassemblement du Collectif Géronimo

Le collectif Geronimo composé de femmes et d’hommes précaires, sans domicile, conscient.e.spolitiquement et engagé-e-s par la force des choses, qui subissent un acharnement politique et policier depuis leur expulsion rue Littré. Ils et elles ont subi 5 expulsions en une semaine : de lamaison route de la Trébale (18/12) au bâtiment rue Littré (07/01), du campement Herbins (07/01)au campement parc paysager (08/01), du local syndicat solidaires (14/01) au campementTrignac (15/01).

Le Collectif Géronimo, avant l'expulsion de la Maison qu'il occupait, était autonome et organisait :

➢laboratoires d’activités socio-culturelles,

➢soirée à thèmes,

➢débats,

➢diffusion de films,

➢expositions,

➢freeshop,

➢Distribution de nourriture chaude et froide,

➢Mise à disposition de produits d’hygiène,

➢Accueil de jour,

➢et de l’hébergement d’urgence et de plus longue durée, apporté aux femmes et hommes seul.e.s, des jeunes et des vieux, des couples, des personnes sans papiers et même des étudiant.e.s, tous.tes sans solutions proposées par l’État.

A l’heure actuelle, le collectif Geronimo est toujours dehors, sans que des solutions de relogement satisfaisantes ne soient trouvées.

Nous vous donnons rendez vous tous les vendredis à 16h devant la mairie afin de protester contre cette politique déshumanisante et criminelle et surtout que des solutions dignes de ce nom soit trouvées pour les membres du Collectif Géronimo.

RENDEZ VOUS le vendredi 29 janvier et tous les vendredis devant la mairie de St Nazaire à 16 h.

Rassemblement de soutien suite à l'expulsion de la maison Geronimo

A l'appel du Collectif Geronimo un rassemblement de soutien a eu lieu le lundi 11 janvier devant la mairie de St Nazaire suite à l'expulsion de la maison Geronimo puis des campements d'urgence.

Rassemblement de soutien pour les expulses 1

Un nouveau rassemblement est prévu le vendredi 15 janvier à 16 h devant la mairie

Suite à l'expulsion Jeudi 07 Janvier à 9h des logements occupés depuis Septembre 2020 rue Littré à Saint-Nazaire, les 10 habitant.e.s restant.e.s de la Maison Geronimo se sont retrouvées à la rue sans que des solutions d'hébergement d'urgence ne leur aient été proposées sur Saint-Nazaire. Le jour même, dans l'après-midi, un premier campement d'urgence a été monté à Herbins le long du chemin de fer. Il a été expulsé à 17h par les forces de l'ordre sur demande de la SNCF. Au cours de cette expulsion, l'autorité de police nationale a contacté les services du SIAO pour demander une solution d'hébergement d'urgence pour les personnes à la rue. Il lui a été répondu qu'ils ne pouvaient proposer de solutions d'hébergement. Un second campement a donc été monté dans la nuit sur le parking du parc paysager en espérant que les forces de l'ordre et les pouvoirs publics sauraient faire preuve de tolérance au vue de la gravité de la situation. La nuit s'est passée sans pouvoir utiliser de réchaud pour chauffer des aliments (le butane est liquide à -1°C) avec des températures de -4°C. Heureusement le collectif Geronimo a bénéficié de preuves de solidarité, des associations ont apporté des tentes et des couvertures, des personnes ont apporté du café chaud et du réconfort... Merci à elles et eux. Vendredi 8 Janvier à 17h, alors que le plan grand froid était lancé, les forces de l’ordre sont à nouveau intervenues pour expulser le campement du parc paysager. La responsable de l’opération de police a avancé que l’association chargée de trouver des places d’hébergement d’urgence aux habitant.e.s de Geronimo avait déclaré que des solutions avaient été proposées et refusées. Cette information est également celle communiquée par la mairie de Saint-Nazaire et relayée dans la presse locale.

Nous tenons à faire savoir la vérité sur ces solutions d’hébergement:

- 3 personnes ont été logées à l’hôtel de l’Europe à Saint-Nazaire. Elles n’ont pas d’animaux.

- 1 personne a été hébergée au foyer Blanchy. Elle n’y est pas restée car elle n’arrivait pas à dormir à cause du bruit et ne se sentait pas en sécurité (veilleurs de nuit introuvables).

- 6 personnes avec des animaux se sont vues proposer l’hébergement dans un gymnase à Nantes ouvert pour le plan grand froid (lancé à partir de - 5°) Elles ont refusé cette proposition car les conditions de ce type d’hébergement ne sont pas humainement acceptables : entassement des personnes dans un lieu clos en période de pandémie, risque d’agression au contact d’autres personnes en grande précarité, animaux enfermés dans des enclos, éloignement de leurs lieux de vie... et sachant que dès que les températures remontent, le gymnase est à nouveau fermé ce serait retour à la case départ quelques jours après...

- 3 personnes sans animaux n’ont toujours pas reçu de proposition d’hébergement.

Sur demande de la police nous avons à nouveau contacté l’association ANEF FERRER mandatée par la préfecture et le 115. Le 115 ne répond toujours pas, l’ANEF FERRER nous a dit qu’ils revenaient vers nous, nous sommes toujours dans l’attente de leur réponse...

La mairie de Saint-Nazaire et la préfecture de Loire-Atlantique ont lancé une chasse à l’humain en ordonnant des expulsions systématiques de campement qui ne dérangeaient personne. La situation est grave : par des températures négatives, les personnes du collectif sont exposées au froid et à des risques mortels. Et au-delà du collectif Geronimo ce sont toutes les personnes qui vivent dans la rue, dans un garage, dans leurs voitures qui sont en danger et dont nous sommes solidaires.

Le collectif Geronimo

Rassemblement de soutien pour les expulses 3

Un deuxième rassemblement a eu lieu le vendredi 15 janvier suite à l'expulsion du local Solidaires d'autres groupes militants : les GJ de St Nazaire, les Yourth of Climate et le Syndicat Solidaires. Un troisième rassemblement est prévu le vendredi 22 janvier à 16 h devant la mairie de St Nazaire.

Prise de parole - Rassemblement du vendredi 15 janvier

Après les expulsions du collectif Geronimo du bâtiment occupé rue Littré et de leurs campements de fortune, c'est au tour de groupes militants : GJ de la MDP, "Youth for Climate" et Syndicat "Solidaires" d'être attaqués par la mairie de Saint-Nazaire et son maire David Samzun.

Le syndicat "Solidaires" avaient accueilli de longue date les gilets jaunes de la maison du peuple et les "Youth for Climate" dans les espaces libres de leurs locaux 2 rue de la Briandais. Face à l'urgence humaine, le syndicat avait permis au collectif Geronimo de stocker leurs affaires et quelques personnes ont pu y dormir face à la non-assistance de l'Etat pour des personnes sans domicile et en danger.

Le jeudi 14 janvier, le syndicat Solidaires a appris au matin que la mairie interviendrait dans l'après-midi pour dégager toutes les organisations autres que leur syndicat du bâtiment. A travers cette décision et ses déclarations dans la presse, David Samzun annonce très clairement son intention de purger, d'éliminer, de faire taire et de mettre à la rue au plus vite les 3 groupes militants.

En attaquant de manière répétée le caractère militant du collectif Geronimo et des groupes contestataires face à sa politique, c'est l'ensemble des militant.e.s de Saint-Nazaire que David Samzun attaque. Celles et ceux qui ne sont pas d'accord avec sa politique seront chassé.e.s de la ville sans ménagement. Nous avons bien entendu le message passé par le maire aux associations et à la presse pour que l'opinion se désolidarise de nos luttes : il déclare que nous sommes des groupuscules radicaux, violents et manipulateurs. Mais qui fait preuve de violence quand la mairie et sa police expulsent par - 4°C un campement de personnes dans la rue? Qui ment quand les Geronimos sont qualifiés de zadistes alors que le collectif est largement composé de personnes de Saint-Nazaire vivant dans la rue en extrême précarité et à la santé fragile ? Il répond sur le logement social quand on lui parle de crise humanitaire et de personnes exposées aux dangers mortels de la rue. De qui se moque-t-on? Il essaie juste de diviser les pauvres contre les précaires et les exclus. Ne nous laissons pas avoir par ces procédés indignes d'un représentant de la république. Quand il avance le chiffre de 23% de construction de logements sociaux, c'est 77% des constructions qui sont laissées à la gourmandise des promoteurs alors que les prix de l'immobilier continuent d'augmenter de 13% annuellement. La gentrification que tous et toutes nous constatons s'accompagne toujours de l'expulsion des plus précaires vers la périphérie et l'invisibilité.

Face à ces attaques répétées et cette tolérance zéro des précaires et des groupes de militants qui les soutiennent, nous devons riposter collectivement et maintenant. Les lois liberticides actuelles et à venir sont là pour nous bâillonner et nous empêcher d'agir et de nous organiser face à un pouvoir autoritaire et intolérant !

Soyons solidaires localement, démontrons notre force collective, ensemble on est plus fort.e.

 

 

Prise de parole de l'Union Syndicale "Solidaires"

" En France, à St Nazaire en particulier, au lieu de lutter contre la pauvreté on lutte contre les victimes de la pauvreté. Le maire, M. Samzun, comme le gouvernement des riches de Macron, fait la chasse aux pauvres. Une chasse acharnée.

Les personnes sans abris qui squattaient un immeuble vide rue Littré, après avoir été convaincues de quitter leur abri (sans eau, sans électricité, sans chauffage !) par la promesse d'une solution pour chacun/e, se sont vu.es, pour cell.eux qui ont des animaux, proposer de partir à Nantes. Quand on n'a rien on n'a pas d'animal ou bien on accepte d'être expédié.e dans une autre ville... Bien sûr,  elles ont refusé de s'expatrier.

Depuis lors elles errent de campement précaire en campement sauvage, chassé.es chaque jour par la police. M. Samzun qui réclamait plus de police avait oublié de dire que c'était pour faire la chasse aux pauvres. Sinon peut-être aurait-il eu gain de cause !

La chasse aux pauvres, surtout quand elles et ils sont un peu organisé.es et soutenu.es par des associations !

Car une personne seule recevra une aumône et une larme de crocodile, mais des personnes sans abri qui se défendent collectivement, voilà qui fait peur aux classes dominantes. Voilà ce que l'on appelait au XIXème siècle "les classes dangereuses". Celles et ceux qui, poussé.es à bout par la misère, la solitude et la police, risquent de se révolter.

Et, bien sûr, il y des militant.es pour les soutenir. On appelle cela la solidarité.

Rassemblement soutien expulsions 15  janvier

Parce qu'il y a des militant.es qui savent que les effets conjugués de la crise économique, de l'écocide (dit : dérèglement climatique), des conflits armés (armés par les états néo-colonialistes du Nord) et de la pandémie seront lourds en coûts humains et ce pour longtemps. Déjà la Banque Mondiale estime l'augmentation du nombre de personnes en extrême pauvreté due à la pandémie de 88 à 115 millions !

Parce qu'il y a des militant.es qui savent que, dans notre société capitaliste, les gouvernements de gauche comme de droite, sont au service des patrons et doivent contenir la juste colère des exploité.es en la réprimant, l'étouffant.

Et, bien sûr, ces militant.es, dans les associations, les syndicats, les partis politiques vraiment de gauche, continueront de dénoncer la politique inhumaine des Samzun, Macron et consorts."

Ensemble nous exigeons l'ouverture à St Nazaire, d'un lieu d'accueil pour les personnes sans abri, avec ou sans animaux de compagnie et la réquisition, comme la loi l'autorise, de logements vides. Et il n'en manque pas des logements vides à St Nazaire !!!

 

Témoignages de trois sdf

Durant ce rassemblement quelques personnes ont accepté de témoigner de leur quotidien, on ne s'imagine pas ce que "vivre dans la rue" signifie vraiment en réalité !

Calamity, 72 ans et son fils Ben ont été obligés de rentrer en France à cause de la crise sanitaire, ils étaient commerçants (boulangerie-pâtisserie) au Costa-Rica, ils ont dû partir comme tous les résidents étrangers lors du confinement printanier et rentrés en France ils n'avaient plus rien :

"Nous avons été accueillis à bras ouverts à la Maison Géronimo, on n'osait pas trop y aller au début quand on nous en a parlé mais ça s'est très bien passé, j'étais bien entourée en tant que "doyenne",  me confie-elle.

Cela peut arriver à n'importe qui et on voit de plus en plus de situations précaires depuis 2020, chaque jour nous voyons cinq à six nouvelles têtes parmi nous. Il n'y a pas de solution de relogement comme on le dit, les élus se déchargent sur les associations mais celles-ci ne peuvent pas tout faire. A St Nazaire en ce moment il y a au moins 900 personnes à la rue, on ne le voit pas forcément, lors des "recensements" qui se font en voiture... beaucoup sont caché.e.s. Quand on essaie d'appeler le 115 (on a essayé pendant deux mois !) on n'a personne, pas de réponse...

Un exemple de la difficulté que l'on a à trouver un endroit où se poser pour la nuit : un soir nous étions dans la tente sous la base-sous marine, des gendarmes sont venus pour nous demander de partir, je suis sorti de la tente et leur ai dit "ma mère a 72 ans, on ne partira pas cette nuit, laissez-nous attendre demain matin et nous partirons, ce que nous avons fait à 7 h du matin en présence des gendarmes... (Il ne faut pas montrer la misère à St Nazaire ??)

Les associations nous aident pour nous nourrir, nous habiller, nous laver * mais ce qui est le plus important pour rebondir c'est avoir un toit et ça on n'y arrive pas...

Nous pouvons avoir un petit déjeuner et un repas chaud le midi pour 1€50, une douche deux fois par semaine, au Trait d'Union. Nous pouvons laver nos vêtements et sacs de couchage à la Fraternité (20kg par mois/personne car il y a beaucoup de demandes).

Parmi celles et ceux qui ont été expulsé.e.s il y a des personnes qui ont un chien, cet animal représente beaucoup pour elles.eux, il leur tient chaud, (au propre et au figuré), il leur donne de l'affection et c'est important, ça se comprend donc tout à fait qu'ils.elles ne veulent pas s'en séparer dans un foyer.

Pour se laver au quotidien c'est difficile, surtout pour nous les femmes, ajoute une autre femme, je mets une grande jupe et je vais me cacher dans une rue non éclairée...

Je m'étonne de voir que Calamity semble avoir bon moral, elle est très souriante et positive quand elle parle : "Chacun.e de nous a son histoire, différente, nous avons en commun le fait de ne pas avoir de toit mais nous avons beaucoup de solidarité entre nous, nous nous serrons les coudes, c'est pour ça aussi qu'on cherche un nouvel endroit où on pourra être ensemble, c'est important pour nous, pour notre moral, pour tenir le coup..."

Des questions viennent forcément à l'esprit quand on entend ces témoignages : comment peut-on accepter le fait que des personnes soient expulsées, en plein hiver, d'un squatt qui ne gênait personne, sans aucune urgence de re-construction derrière ? Pourquoi ? Est-ce humainement possible d'accepter ça ? Pourquoi continuer ensuite à les chasser dès qu'ils.elles se posent dans un endroit ? Que veut-on prouver ainsi, veut-on cacher la misère à St Nazaire ? Elle existe pourtant et de plus en plus :

" Après le 1er confinement il y a eu davantage de précarité, suite aux fermetures de commerces notamment, au chômage qui s'est amplifié, après le 2ème confinement il y aura encore plus de précarité, cela ne va pas s'arrêter là, il est urgent de chercher des solutions pérennes et humaines. Un toit c'est ce qu'il y a de plus important." conclut Ben.

Et surtout de laisser les personnes vivre dignement quand elles trouvent elles-mêmes une solution d'hébergement, en autonomie.

Si vous êtes sensibles à ce problème, si vous pensez aussi qu'il est temps d'agir, rejoignez le rassemblement de soutien vendredi 15 janvier à 16 h devant la mairie de St Nazaire.

Rassemblement de soutien pour les expulsé.e.s

Ces personnes recherchent actuellement un terrain et/ou un hangar où elles pourraient se retrouver ensemble, si vous avez quelque chose de ce genre à leur proposer, vous pouvez les contacter par mail : maisongeronimo@protonmail.com et/ou venir en discuter vendredi.

 

Dans le froid du soir

La ville s'emmitoufle

de manteaux épais, de bonnets,

d' écharpes en laine et de gants

chacun, chacune s'achemine à petits pas serrés

les bottes fourrées martelant le pavé glissant

on court tête baissée

vers l'appartement douillettement chauffé

aux lumières doucement tamisées

et avec un soupir d'aise on s'effondre

dans le moelleux canapé

une gorgée de vin chaud dégusté

la télécommande à la main

... « Mmes, Mrs, Bonsoir ! Ce soir le froid a fait une nouvelle victime »...

 

On en a croisé quelques-uns c'est vrai

sur le trottoir emmitouflés

de cartons minces

et de couvertures trouées

qui semblaient dormir

dans l'indifférence affectée

on s'est un peu senti coupable

de rentrer chez soi au chaud

alors qu'eux n'ont pour toit

que le ciel étoilé de la nuit glacée

on a alors repensé

à ce saint homme qui a fait de sa vie un combat

pour eux s'est démené

et s'est fâché très fort

contre les puissants du monde de l'argent

qui préfèrent laisser vides

leurs immenses logements

plutôt que de les partager

avec les plus démunis.

 

Ce soir il fait très froid

et quand j'écris ces lignes

je ne peux m'empêcher de penser

à toi, à toi et à toi qui essaie de survivre

dans le linceul blanc

qui recouvre le pays et le cœur des gens.

Commentaires (1)

Claudia
  • 1. Claudia | 18/01/2021
Nous avons tellement à apprendre d'eux...
Et parmi eux, Calamity est un exemple de positivité. Elle m'a redonné foi en l'humain...
En revanche, j'ai perdu toute foi en nos politiques et dirigeants quelconques... tous si loin de la réalité, si proches de leur nombril.

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Date de dernière mise à jour : 25/02/2021