Surfer en consommant moins d'énergie : le green tech

La perm'apéro proposée par Ceux qui Sèment le 19 septembre 2019 à Guérande avait pour but de s'informer sur le "Low-tech / Green-Tech":

Avez-vous déjà entendu parler de Green-Tech et Low-tech ? Peut-être ? C’est quoi la différence ? Ce mois-ci on vous parle de 3 solutions de mini PC grand public orientés Green Tech. On vous parle aussi bureautique. Et on vous explique quelques avantages et inconvénients en termes d’utilisation et d’impact environnemental, avec une petite introduction au concept de Low-Tech, en quoi le Green-Tech est différent et peut en faire partie.
 

Eric, informaticien, en connaissait un rayon et nous a éclairé sur ce thème en nous présentant des alternatives à nos pc usuels gros consommateurs d'énergie. Merci à lui !

Site de Ceux qui sèment

Page Facebook

Low-Tech*

Le low-tech essaie de développer une civilisation techniquement soutenable avec des solutions simples et peu coûteuses qui utilisent le moins possible de ressources rares : par exemple des chauffe-eaux, séchoirs ou fours solaires, la culture de la spiruline, la fabrication d’éoliennes, du biodiésel, des batteries externes de smartphones (en recyclant des batteries d’ordinateurs portables), la récupération d’eau de pluie ou encore l’adoption de poules ou de cochons pour consommer ce qui n’est pas mangé ou mangeable par un humain… liste non exhaustive...

Le Low-Tech c'est de la création, de l'imagination en utilisant des matériaux simples et/ou du recyclage de matériaux existants.

Quelques idées à piocher :

 lowtechlab.org 

6 méthodes loch-tech pour révolutionner le quotidien

Le «Green Tech» quant à lui nous aide à alléger notre emprunte informatique.

 

Green Tech 

Chacun de nous a de plus en plus l’obligation, le besoin ou l’envie de posséder un ordinateur et bien souvent on achète du matériel neuf : un ordinateur portable ou une tour avec des performances qui dépassent largement nos besoins tout en nécessitant plus de ressources en matières premières et énergies que nécessaires.

Voici trois alternatives à la fois peu onereuses, prenant peu de place et consommant près de 20 à 100 fois moins d’énergie qu’un PC bas de gamme ! La première option, à la fois la moins énergivore et la plus flexible, ce sont les cartes de développement ou nano-ordinateurs. Il en existe de nombreux modèles, ayant tous en commun leur modularité et la possibilité de réaliser des tâches extrêmement diverses, allant de la micro informatique « familiale » à la détection de sons, de pollution, la mécanisation de volets, la domotique…

Raspberry Pi. Raspb

On trouve des systèmes d’exploitation fiables basés sous diverses branches de Linux (Raspbian, Ubuntu…), des logiciels libres (une version ouverte et très parcellaire de Windows 10 existe). L’installation est aisée, un programme sur une carte microSD, on choisit son OS, l’installation se fait et en quelques minutes on a accès à un ordinateur fonctionnel en lui a connectant un clavier/souris/écran.

Raspberry pi 3

On peut donc en faire absolument tout ce qu’un ordinateur lambda réalise : navigation internet, suite office, traitement de texte, comptabilité, dessins, programmation… Ce matériel est intéressant pour son faible coût (le plus petit modèle Raspberry Pi Zero coûte entre 10et 15 €, le modèle le plus performant et fiable, le Raspberry Pi 3B+ lui revient à environ 40 €) et sa faible consommation (le modèle « zéro » consomme 1.5 W, et le 3B+ 4.5W).

Le minimum nécessaire de technologie mais aussi polyvalents qu’un autre PC, un processeur peu énergivore, une faible quantité de RAM, mais suffisante car adaptée à l’OS, 4 ports USB pour y brancher clavier/souris/imprimante, disque dur…, un HDMI pour l’écran, un port de carte microSD pour l’OS.

A faible coût et consommation mais au détriment de la puissance brute et de la rapidité d’exécution (malgré tout très acceptables si on compare avec un PC portable qui va consommer facilement 90W pour une machine poussive, voir près de 200W pour des modèles très puissants, ou un PC fixe qui lui partira de 150W à près de 750W).

Linux et ses variantes peuvent rebuter au début mais, après un petit temps d’adaptation, les OS pour Raspberry sont très proches de Windows dans leur ergonomie et à moins de vouloir aller au-delà d’une utilisation standard, accessibles à tout un chacun.

Il est très petit, silencieux car non ventilé (même si un radiateur peut être bienvenu), environ 20% de sa production est réalisée en Angleterre (les autres systèmes se fournissent en majorité en Asie), une alimentation de téléphone portable peut l’alimenter, voir parfois simplement le port USB de l’écran auquel il est rattaché selon le type d’écran et de raspberry .

Il peut devenir un médiacenter pour gérer une bibliothèque de films et musique, un système audio avec amplification moyennant parfois l’ajout d’un module complémentaire ou encore une station de retrogaming, et tout ça en remplaçant simplement la carte microSD présente. 

Le raspberry Pi couvre donc potentiellement tous les usages et est très modulaire et adaptable. Son espace mémoire ne dépend que de la carte micro SD que vous lui fournissez (dont le coût est assez faible même pour les très grandes marques). 

 

Les TV Box Android

Comme le nom de ce nano-pc le laisse entendre il s’agit de petits boitiers que l’on branche à une télévision ou écran d’ordinateur sous Android (le système de Google des téléphones portables). Toute personne ayant utilisé un de ces appareils sera en terrain connu, le fonctionnement étant absolument identique en termes d’ergonomie et de visuels, d’applications disponibles… tout en y ajoutant l’accessibilité d’un ordinateur. La prochaine version d’android « Q » devrait proposer un mode bureau (à la manière de la Nintendo Switch) permettant de transmettre l’image sur la TV et de connecter clavier/souris et autres matériels. Aujourd’hui cette solution n’existant pas pour le grand public, l’alternative se retrouve dans des TV BOX Android.

Tv box android

On peut aujourd’hui en trouver des modèles à partir de 35 €, les modèles les plus polyvalents autour de 70€ et les modèles les plus performants dans les 100-120€, voire 230 € (La Nvidia Shield TV orientée vers de hautes performances pour des jeux et des films en 4K).

Les processeurs embarqués sont plus rapides et la RAM plus importante, impliquant une plus forte consommation que les Raspberry (entre 5W et 12W). Attention donc ici à leurs chargeurs, ceux à 5W resteront en micro USB, au-delà les modèles les plus récents et des plus grandes marques disposeront d’une charge via USB C, alors que d’autres auront des chargeurs non standards...et par conséquent difficiles à remplacer si jamais un problème se faisait sentir. Il faut aussi prendre garde à leurs composants et connectiques, pouvant en limiter l’usage. Il faut s’assurer que ces appareils disposent de suffisamment de mémoire pour les logiciels, celle-ci étant soudée (eMMC), (16 Go minimum pour un usage bureautique, tout ce qui est inférieur (4-8 Go) sera orienté streaming et vidéos locales). Il faut aussi s’assurer qu’un minimum de 2 ports USB soient présents pour clavier/souris/disque dur ainsi qu’un port micro SD.

Les avantages présents sont la convivialité de l’interface, l’offre pléthorique de logiciels en tous genres, le faible encombrement, la faible consommation et les possibilités sont très larges. 

 

Les Mini PC sous Windows (et Intel).

Intel et Microsoft se sont aventurés en 2008 dans le monde du mini PC Portable « netbooks » avec les premiers processeurs « sous-cadencés » Atom et un OS « léger » Windows 7 (et « 7 starter ») : petite taille, petites capacités, petit prix et faible puissance mais tout à fait suffisants pour combler les besoins du commun des mortels.

Aujourd’hui Intel a mis à la marge sa production du format Atom. Nombreux étaient les mini PC venant d’Asie équipés de ces solutions et leurs tarifs très faibles (environ 80€). On les retrouve aujourd’hui encore dans des Portables Thomson (non fabriqués en France) ou SelecLine (de 100 € à 200 €) : encombrement léger, poids minimal, autonomie convenable, consommation faible, tarif accessible.

Leurs homologues en mini PC sous Atom X et Z ont des modèles dénommés "X" ou moins récents "Z" suivis par des modèles Celeron basse consommation (de 130 € à250 €). Les Celeron consomment entre 18 W et 35W : performances supérieures, connectique adaptée à tous les usages, leurs tarifs varient en fonction de leur espace de stockage, (pour un usage fluide il est recommandé 4Go de RAM et 64 Go de SSD)... ce qui limite à terme les mises à jour de Windows (il vaut mieux prendre un modèle 128 Go avec un emplacement supplémentaire libre pour ajouter un disque dur 2.5 pouces).

Les modèles « laptop » (pc portables) disposent rarement de port disque dur 2.5 pouces et leur mémoire est souvent soudée, donc non-remplaçable. 

Labtop

Les périphériques

Concernant les périphériques type écran, clavier, souris… il n’est nullement nécessaire d’en acheter des neufs, on trouve dans les vide-greniers ou les magasins d’occasion ou autres recycleries.... quelques adresses par ici, (sachant que les Nano et Mini PC ne disposent pas de lecteur CD/DVD).

Réutiliser

Pour terminer, quand cela est possible, on peut réutiliser un ancien ordinateur (Low Tech*). En effet, de même que pour les périphériques, on peut facilement trouver des ordinateurs type tour, souvent pas très récents mais malgré tout utilisables (souvent issus de vieux stocks d’entreprises qui ont renouvelé leur parc).

L’avantage des tours est essentiellement leur grande facilité de remplacement de composants défectueux : tant que cela ne touche pas le processeur ou la carte mère, tout est remplaçable par du matériel d’occasion pour un budget restreint avec des connectiques standards et une approche ouverte à tout composant (à l’inverse des PC portables où quasiment tout est intégré, voire soudé à la carte mère).

Ordinateur

et aussi....

- On sait tous et toutes maintenant qu'il faut supprimer ses e-mails très vite car ils encombrent les data-centers qui consomment énormément d'énergie et en règle générale essayer de "lighter" soi-même l'envoi d'e-mails etc... (je me souviens de listes où les personnes se répondaient à la manière de sms...) ;

- Et qu'il faut éteindre son pc lorsqu'on ne s'en sert pas ou le mettre en veille si on sait qu'on va recommencer dans le quart suivant ;

- On peut aussi éteindre la box (si on utilise le wi-fi chez soi) durant la nuit ou une longue absence (aucun problème pour la reconnexion quand on la rallume).

Si vous avez d'autres astuces, n'hésitez pas à les partager en commentaire.

 

 

Ajouter un commentaire

Date de dernière mise à jour : 24/09/2019