Suremballage : ça déborde !

L’autre jour j’ai acheté un petit dictaphone de marque Sony. Dans le magasin il était présenté « nu » afin qu’on puisse juger de visu s’il correspondait bien à ce qu’on cherchait.

De retour à la maison, lorsque j’ai voulu le sortir de son emballage, j’ai eu la mauvaise surprise de trouver dans la coque plastique qui le protégeait… pas moins d’une dizaine de petits livrets de 16 pages chacun rédigés en autant de langues, mondialisation tu es bien là !

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La coque plastique, rigide, qui servait d’emballage à tout ce fatras de papier et, accessoirement au dictaphone, contenait en outre :

-         un morceau de carton dans lequel était imbriquée une deuxième coque en plastique

-         une boîte en carton qui « enjolivait » ce carton, elle-même agrémentée d’un bout de plastique servant à l’accrochage du produit en magasin.

suremballage-2-002-506x1024.jpgUne fois déshabillé, le dictaphone m’a fait penser à un chaton mouillé, sans la protection de son épaisse fourrure, mis à part le fait que celle-ci, une fois séchée, le protègera de nouveau en beauté.

 

Dans la mesure du possible, j’achète d’ occasion : vide-greniers, « le bon coin », le secours populaire, le troc etc… cela permet de recycler, de faire des économies et… d’éviter le suremballage !

Pour les courses alimentaires, mes choix vont vers les produits les moins emballés : yaourts sans carton autour, bananes, concombre, courgettes…sans sac plastique en collant juste l’étiquette dessus etc…

Dans les magasins, lorsque, systématiquement..., le vendeur est sur le point d'emballer les achats, alors même que ceux-ci sont déjà dans un carton, une coque plastique, je refuse le sac (gentiment et sans faire la morale), parfois en ajoutant un petit mot du genre "mais c'est déjà emballé", ou encore "non merci je le mets directement dans mon sac" ; c'est comme ça, petit à petit, qu'on change les mauvaises habitudes.

On sait maintenant qu’un sac plastique met plus de 400 ans à se désagréger et qu’on les retrouve en morceaux non visibles à l’œil nu dans l’estomac des animaux marins, notamment des poissons qu’on consomme, bon appétit !

On sait maintenant que les sources d’énergie ne sont pas inépuisables, qu’elles sont polluantes, notamment le pétrole servant à la fabrication du plastique et au transport des marchandises à travers le monde.

Réfléchir à tout cela avant d’acheter c’est déjà faire un pas en refusant de se laisser encombrer par les déchets du suremballage dans nos maisons, nos poubelles, nos déchetteries…

 

Commentaires (4)

christophe
  • 1. christophe | 30/11/2012
Jacinte, j'espère que tu as trié au moins ce qu'il y a sur la photo !
Nous, à Piriac, on trie : emballage cartonné => sac jaune, papier => sac bleu !
Attention, on t'a à l' oeil :)
Christophe
presquilegazettenet
  • presquilegazettenet (site web) | 30/11/2012
Oui Christophe je te rassure toutes ces vilaines choses sont allées dans le bon sac et je trie le mieux possible :) mais, comme tout le monde, je ne suis pas parfaite et il y a parfois des trucs dans mon caddy que j'ai un peu honte d'y voir...
frederique
  • 2. frederique | 30/11/2012
Bravo Jacinte tu as tout à fait raison ! On nous demande de recycler mais pourquoi ne pas commencer dès le départ et ne pas emballer , emballer , et encore emballer ?
presquilegazettenet
  • presquilegazettenet (site web) | 30/11/2012
Tout à fait d'accord Frédérique, pour faire changer les choses (et ça va beaucoup trop lentement) il faut essayer de boycotter tout ce qu'on peut dans les produits suremballés (ex les yaourts cités dans l'article, je ne prends plus ceux qui ont une cartonnette en plus autour...) Ce sont les consommateurs qui peuvent faire changer les choses puisque tout est gouverné par l'argent.

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Date de dernière mise à jour : 15/05/2017