Résistance d'une psychomotricienne en Epadh

Témoignage émouvant d'une psychomotricienne

Lors d'une manifestation contre le pass sanitaire j'ai été très émue (et beaucoup d'autres) en écoutant le témoignage d'une psychomotricienne qui intervient en Epadh, je lui ai demandé de m'envoyer son texte afin de partager sur mon site.

Je tenais à vous le partager car c'est écrit par une personne sensible, pleine d'empathie envers les gens qu'elles soignent, elles et d'autres soignant.e.s se retrouvent maintenant sur la touche et je trouve ça honteux.

On en parle pas ou peu mais c'est ce qu'ils.elles vivent en ce moment, quelque soit notre point de vue sur le vaccin interrogeons-nous sur la façon dont le gouvernement l'impose la vaccination ?

Résistance d'une Psychomotricienne en EHPAD

Je me suis forcée à porter un masque toxique et cancérigène plusieurs heures par jour, malgré ma contre-indication médicale.

J'ai pris des risques pour offrir mon sourire à des patients. Je me suis cachée pour montrer l'intégralité de mon visage et permettre à mes patients malentendants de comprendre mes paroles sans le filtre du masque.

J'ai dû boire ou manger en réunion, pour y respirer librement et rester ainsi concentrée sur la réunion et non sur ma sensation d'étouffement.

J'ai dû aller aux toilettes pour prendre l'air quand je sentais l'émotion monter.

J'ai changé les lieux de mes groupes de psychomotricité pour que mon visage et celui de mes patients ne soient plus objets de réprimande.

J'ai dû m'affirmer lorsque ma collègue me demandait de mettre un masque pendant les exercices de respiration du groupe équilibre prévention des chutes.

J'ai marché dans les escaliers et les couloirs avec la peur au ventre de croiser une collègue qui me verrait respirer librement.

J'ai eu peur de la délation et de la dénonciation de la part de ma propre équipe et de mes collègues.

J'ai reçu la consigne de garder mon masque lorsque j'entrais en salle de pause pour déjeuner en 20 minutes.

J'en ai assez de voir des muselières sur les visages de l'ensemble du personnel, des familles et des patients.

J'ai été interrogée chaque jour depuis juin 2021 sur mon projet de vaccination, dans les couloirs en aparté ou pire, en réunion avec toute l'équipe de 'établissement: «levez la main ceux qui ne sont pas encore vaccinés».

J'ai été dans la peur de croiser ma hiérarchie et j'ai développé des stratégies de contournement de leurs bureaux pour éviter de les avoir sur mon chemin.

J'ai détourné leur regard pour dissuader des questions sur ma vaccination.

J'ai la peur au ventre quand mon directeur me demande de lui présenter un «code» pour m'autoriser à effectuer mon travail auprès de mes patients.

J'ai honte quand j'entends en réunion que les patients vont avoir leur 3ème dose fin septembre et que le personnel sera sollicité pour obtenir leur consentement.

J'ai encore plus honte quand j'entends que 2 semaines après avoir reçu leur 3ème dose, les patients auront aussi droit au vaccin contre la grippe 2021.

J'ai l'impression d'être hors la loi lorsque je précise à mes patients qu'ils ont le DROIT de refuser tout vaccin, 3ème dose ou autre traitement.

Je me sens traître quand j'indique à mes patients de venir me voir s'ils attendent des visites de leur famille, pour que je leur délivre le code secret de la porte d'entrée.

J'ai eu envie de vomir quand une patiente en rémission de son 6ème cancer m'annonce accepter la 3ème dose pour pouvoir faire les sorties extérieures avec les Petits Frères des Pauvres!!!

J'ai honte du flicage demandé par la direction au personnel soignant, qui a osé refuser à plusieurs familles de voir leur parent âgé malgré les centaines de km parcourus.

J'ai la boule au ventre quand je descends à la réunion du vendredi, écouter les nouvelles mesures et consignes liberticides des ARS édictées par la direction.

Je suis effondrée quand j'entends chaque semaine, encore un ou plusieurs patients de + qui présente une thrombose, une hémorragie chronique, un accident ischémique transitoire, un accident vasculaire cérébral, une embolie pulmonaire bilatérale ... sans que personne ne fasse le rapprochement avec leurs doses de vaccins de 2021.

Hier matin, mon directeur m'a demandé de lui présenter de quoi pouvoir entrer dans l'établissement. Il a tenu à ce que je lui montre le courrier de contre indication médicale de mon médecin traitant. Je lui ai demandé de respecter le secret médical et de passer par la médecine du travail. Il m'a refusé l'accès à mon lieu de travail en indiquant : «pas de pass, pas d'entrée!» Alors après toutes ces adaptations périlleuses à ces tristes conditions de travail, j'espère au moins que ce que j'ai fait ou permis de faire aura servi à quelque chose ou à quelqu'un. Je ne suis plus autorisée à travailler alors que j'aime passionnément mon métier de psychomotricienne.

Je garde la foi en un avenir meilleur et je souhaite, du fond du coeur, bon courage aux équipes qui restent sur le terrain, dont plus de la moitié s'est fait injecté un vaccin expérimental uniquement pour ... continuer de travailler.

Samedi 18 septembre 2021

Ennegie