Pour la réouverture du Comptoir de l'Apéro

Le Comptoir de l'apéro

Au cœur du marché des Halles de Saint-Nazaire, Le Comptoir de L’Apéro était le rendez-vous des épicuriens : huîtres, saucissons, fromages, vins... Un bar à manger ouvert les mardi, vendredi et dimanche.

Malheureusement cet endroit convivial a dû fermer le 31 décembre 2019 suite à un couac administratif et depuis beaucoup de clients et commerçants du marché sont tristes et choqués par cette décision, une pétition a été lancée* (près de 900 personnes l'ont déjà signées alors que j'écris ces lignes). Philippe Hamache a ouvert son bar-dégustation dans les halles du marché de St Nazaire  il y a maintenant 3 ans. Il a créé l‘association des commerçants du marché qu’il co-préside avec un ostréiculteur. Il a activement participé aux ateliers sur la rénovation des halles. Il est aussi l’un des premiers ambassadeurs du Carilllon, ce réseau de solidarité des commerçants auprès des personnes en grande précarité.*

Source Actu.fr, lire l'article complet

Comptoir de l apero

Pour que le "Comptoir de l'apéro" continue son activité aux halles de Saint-Nazaire

Monsieur le Maire de Saint-Nazaire,
Laissez-moi continuer le Comptoir de l’Apéro,
Laissez-moi faire vivre la convivialité dans notre marché !

En 2016, j’ai créé le Comptoir de l’Apéro au marché de Saint-Nazaire : un lieu de convivialité, bar à huîtres, bar à manger, avec des animations et de la musique live. Voir le succès et la fréquentation du Comptoir, lieu d’échange et de chaleur humaine chaque semaine, a été un bonheur pour moi pendant ces 3 ans. Cet établissement est un lieu qui, je le crois, contribue pleinement à l’esprit que nous voulons voir vivre dans notre marché, tout en apportant un souffle nouveau.
De plus, à la demande de votre municipalité, j’ai été le principal initiateur et créateur de l’association des commerçants du marché (Asso Centre Halles), qui aujourd’hui anime nos Halles. Sans oublier que je suis également ambassadeur des commerçants solidaires du Carillon.

Le 16 décembre dernier, ma demande de réabonnement au marché de Saint-Nazaire a été rejetée. En coulisse, on me dit que ce refus est en fait dû à des raisons surprenantes, liées à mon tempérament, mais aussi et surtout, à certaines inimitiés à mon encontre. Si j’assume de possibles erreurs, je trouve que ce dont on parle est bien cher payé, et que les conséquences en sont dommageables pour notre marché, pour les clients qui le fréquentent, et bien entendu pour ma famille et moi-même.
Cette situation ubuesque est née au départ d’un simple retard administratif. En effet, j’ai voulu changer de structure juridique pour gérer mon commerce, et en raison des délais des procédures, je me suis retrouvé 48 heures sans inscription au Registre du Commerce et des Sociétés, ce qui a été invoqué pour révoquer mon abonnement.

Aujourd’hui, si rien n’est fait, le Comptoir de l’Apéro va disparaître. Cette situation, qui me prive de tout revenu, risque de me contraindre au dépôt de bilan, alors que j’ai deux enfants à charge.

Monsieur le Maire, je vous demande, avec tous les amis du Comptoir de l’Apéro qui me soutiennent, de prendre vos responsabilités et de me permettre de continuer à faire vivre ce lieu, que tant de Nazairiens apprécient.

Philippe Hamache

Pétition à signer par ici

Publication du Café Scott

Je partage ici la publication de Calixte Jouon, du Café Scott car il exprime très bien le sentiment de beaucoup.

MAIS MOI JE VEUX MON APERO !

J’ai décidé la semaine dernière de partager la pétition de soutien du COMPTOIR DE L’APERO, évincé de son emplacement au Marché. Je n’ai pas de lien de copinage particulier avec Philippe HAMACHE dont j’ai fait la connaissance assez récemment quand il est venu me proposer de faire participer le SCOTT au réseau du CARILLON. Les bistrotiers adhérents s’engagent à apporter une aide modeste mais précieuse aux sans abris en facilitant une recharge de portable, l’accès aux toilettes ou la prise d’un café offert par un client. J’ai bien aimé la démarche, pratique, simple et efficace (je redoute les usines à gaz caritatives) et j’y ai adhéré. A cette occasion, j’ai été boire un verre dans son bouclard du Marché, j’y ai rencontré des gens sympathiques et j’y ai passé un moment agréable, exactement dans l’esprit que j’aime : la gaieté, la légèreté, l’échange, la simplicité et la qualité car le Quincy que j’y ai bu et les huîtres que j’y ai gobées était excellents…

J’ai donc été surpris, fin décembre, d’apprendre les déboires du COMPTOIR DE L’APERO et j’ai essayé de comprendre pourquoi on voulait l’évincer, lui le propre Co-Président de l’association des commerçants du marché. Et plus je grattais, moins je comprenais. La fronde menée contre le pape de l’apéro semblait orchestrée par une certaine Agnès Eskenazi qui communiquait en tant que porte-parole d’un syndicat patronal local, le GECALA, soit le GROUPEMENT d’ENTRAIDE AUX COMMERCANTS AMBULANTS DE LOIRE-ATLANTIQUE, dont Philippe Hamache n’est pas adhérent. En principe, un syndicat patronal, c’est fait pour défendre les adhérents et à tout le moins se montrer d’une bienveillante neutralité pour ceux qui ne le sont pas. Mais en fait d’entraide, Madame ESKENASI a fait circuler auprès des commerçants un avis de décès assez cavalier dont je lui laisse la responsabilité du style et de l’orthographe :

Bonjour a tous,

La décision de changement de commerçant du bar des halles a été prise par la commission consultative suite a la consultation de nombreux commercants.

Nous comprenons la situation de Mr Hamache mais il savait forcément que cela arriverait.

Signer la pétition ne pourra en rien changer le fait qu'il a travaillé sans papiers, n'ouvrait pas les mardi et avait des retards de paiement.

L'emplacement a été donné a une nouvelle société qui prolongera les moments de convivialité offert dans les halles et adapté suivant les jours a la clientèle présente.

Cordialement,

Agnès Eskenazi

 

Ce message était censé étouffer des protestations qui émanaient d’une trentaine de commerçants du marché favorables au maintien du Comptoir de l’Apéro et du Co-Président de leur association. Sa rédaction est scandaleusement floue quand il s’agit de la peau d’un entrepreneur (« consultation de nombreux commerçants ») et les motifs évoqués ne sont pas recevables si on les replace dans leur contexte. C’est déloyal et calomnieux de dire que cet exploitant travaillait « sans papiers » alors que, à l’occasion d’une modification de la structure juridique qui exploitait le Comptoir et après que cette première entité ait été liquidée, Philippe Hamache a été privé durant quarante-huit heures d’un numéro de Registre du Commerce, anomalie aussitôt corrigée par l’intéressé. De même, peut-on se demander ce qui permet à Madame Eskenasi de pointer un problème d’assiduité le mardi qui n’a jamais été soulevé pas plus que des prétendus retards de paiement des droits de place pour lesquels cette simple porte-parole d’un syndicat professionnel n’a ni les moyens ni la légitimité d’en contrôler la régularité. En revanche, Monsieur Hamache peut produire les reçus délivrés par l’administration et prouver qu’il est à jour de ses contributions. On ne s’intéresse pas à l’activité du comptoir et au fait de savoir si son fonctionnement donnait ou non satisfaction. On s’apprête d’ailleurs à remplacer cette activité par une autre identique. Un peu comme s’il s’agissait d’un simple délit de faciès.

Donc tout cela est du pipeau et habille en fait une éviction à l’initiative d’une femme qui trouvait en face d’elle, dans les réunions de concertation pour le transfert provisoire du marché durant les travaux, un représentant élu par les commerçants du Marché qui ne partageait pas tous ses points de vue. Nous sommes dans les délires égotiques d’un mini (tout mini) petit potentat local autoproclamé, en plein Clochemerle. Voire dans les conflits d’intérêts. Il serait ainsi intéressant, par exemple, de savoir si la repreneuse à l’opaque désignation (caviste) et son compagnon (marchand de saucissons) adhèrent au « syndicat » de Madame Eskenazi.

Mais moi, je veux mon apéro ! Et, si possible avec de l’hélicon !

Philippe HAMACHE n’est sans doute pas un petit saint (qui pourrait prétendre l’être dans la complexité réglementaire que nous vivons aujourd’hui ?). Il a connu quelques déboires dans l’exploitation d’une conserverie à Belle-Île-en-Mer. Mais, à Saint-Nazaire, il n’a pas démérité : on attendait qu’il fasse du lien social. Il a été au rendez-vous. Pourquoi le déposséder sèchement du fruit de trois années de travail ?

Cette « ville solidaire », que la municipalité s’était amusée à faire psychanalyser en grandes pompes à AGORA il y a quelques années, a en effet un grain. On y laisse prospérer les dealers à la porte d’une cantine à gamins. Un bistrotier nettement dérangé dans ses rapports avec ses fiancées, multirécidiviste des violences physiques, n’est inquiété que par les défenseurs des droits des femmes.

Et l’on laisserait foutre à la trappe un brave type qui n’a jamais troublé l’ordre public et qui a incarné ce que ville solidaire veut dire ? Comprenne qui pourra. Personnellement, je me sens extrêmement mal à l’aise devant ces renversements de valeurs, ce mépris, cette ingratitude.

J’ai le soulagement de ne pas me sentir seul dans mon indignation puisque le post mis en ligne sur cette page il y a dix jours a pulvérisé les performances de tous les posts publiés en quatre ans, depuis notre ouverture :

- 17.298 personnes « touchées ».

- 1.104 clics sur le lien de la pétition.

- 154 likes (une com qui a du succès chez nous fait de 20 à 30 likes).

- 38 commentaires tous favorables (unanimité inédite).

Si vous partagez mon malaise, likez, partagez ce post et signez la pétition si vous ne l’avez déjà fait.

Calixte JOÜON

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Date de dernière mise à jour : 06/01/2020