Anarchie ou autonomie, quelle différence ?

Depuis toujours je me sens attirée par la liberté, j'ai du mal avec certaines règles et personnalités trop rigides qui établissent les règles et lois, trop souvent en fonction de leur propre intérêt. Suis-je "anarchiste" ? Oui et non car j'ai besoin d'un certain cadre, basé sur le bon sens, le respect de chacun.e., et une certaine discipline citoyenne qui me semble nécessaire pour le bien-vivre ensemble de l'immense groupe humain.

Je préfère donc le mot autonomie à celui d'anarchie car il me correspond mieux et je trouve dommage que beaucoup d'élus confondent les deux et ne laissent pas assez de liberté de mouvements à celles et ceux qui essaient de s'en sortir autrement qu'en restant stricto-sensu dans les clous. Ces élus brandissent le mot anarchie car ils sont conscients de la peur provoquée par ce mot auprès d'une majorité de personnes.

Pourquoi ne pas laisser sa chance à l'autonomie, pour inventer de nouvelles « règles de vie », ne plus compter toujours sur les institutions et/ou associations qui manquent de moyens et font soit ce qu'elles peuvent soit le jeu des gouvernements ? Ce sont pourtant celles et ceux qui choisissent une autre voie qui font avancer les choses alors pourquoi les dirigeants leur mettent-ils si souvent des bâtons dans les roues ? Par peur de « perdre le contrôle » sans doute, comme pour les personnalités rigides, par peur de l'inconnu, de la différence...

Laissons plutôt une chance à celles et ceux qui n'en peuvent plus de vivre dans le genre de société qu'on leur impose, ils.elles ont sûrement des choses à nous apprendre la vraie définition du mot « Fraternité » qui orne les bâtiments publics qui a perdu son sens auprès de nombreux hommes de pouvoir.

Il existe un peu partout dans le monde des lieux de vie autonomes, souvent pointés du doigt par les dirigeants politiques car ils ne rentrent pas dans les cases qu'ils ont érigées.

J'ai écrit ce texte après avoir lu dans un article l'interview du maire de St Nazaire qui se justifiait d'avoir expulsé en plein hiver des occupant.e.s d'un bâtiment vide en les appelant des « zadiste-anachistes », parce que ces personnes voulaient vivre ensemble, en autonomie, s'organisant autrement que dans les foyers (où ils auraient dû notemment se séparer de leur chien, leur compagnon de vie et où ils.elles n'auraient pas pu rester ensemble).

Il est temps d'ouvrir les yeux et d'accepter d'autres façons de vivre, de donner une chance à l'invention d'autres modes de vie, de lâcher un peu la bride en accordant notre confiance à celles et ceux qui ne rentrent pas dans les cadres.

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Date de dernière mise à jour : 14/01/2021